Le deepfake est une technologie d’intelligence artificielle capable de créer de fausses vidéos ou audios ultra-réalistes. En quelques secondes, une personne peut être montrée en train de dire ou faire quelque chose qu’elle n’a pourtant jamais fait.
Derrière cette prouesse technologique se cache un risque croissant, notamment pour les entreprises.
Pourquoi le deepfake représente un danger réel ?
Les deepfakes sont désormais utilisés dans des scénarios concrets d’ingénierie sociale et de manipulation.
Manipulation de l’opinion
Certains deepfakes montrent des personnalités publiques en train de tenir des propos inventés. Cela peut influencer des décisions ou relayer de fausses informations à grande échelle.
Chantage numérique
Les vidéos créées de toutes pièces permettent d’exercer une pression sur un individu ou une organisation. Ainsi, la réputation peut être mise en péril.
Escroqueries financières
L’imitation d’une voix crédible permet de détourner la confiance d’un employé. On voit apparaître des demandes de virements urgents, de documents sensibles ou encore de validations opérationnelles qui exploitent l’autorité d’un dirigeant imité.
Ces scénarios illustrent à quel point la cybersécurité doit intégrer ce nouveau type de menace.
Comment se protéger efficacement contre les deepfakes ?
Même si cette technologie progresse rapidement, plusieurs réflexes simples permettent de se prémunir :
Rester prudent face aux demandes inhabituelles
Une vidéo ou un appel qui paraît étrange, pressant ou incohérent doit immédiatement alerter.
Un processus interne clair peut réduire ce risque.
Vérifier la source avant d’agir
Toujours interroger la plausibilité :
- le message est-il cohérent ?
- la source est-elle fiable ?
- existe-t-il une preuve alternative ou une confirmation interne ?
Éviter de relayer des contenus douteux
Ne pas partager avant d’avoir vérifié. La diffusion d’un deepfake renforce la désinformation.
Sensibiliser les équipes
La formation interne à la sécurité numérique reste l’un des moyens les plus efficaces pour limiter l’impact des deepfakes.
Ces bonnes pratiques permettent d’améliorer la résilience numérique et de réduire les risques liés à la manipulation audiovisuelle.
